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Position face aux captures de cétacés

Position de Marineland face au massacre des dauphins de Taiji, au Japon

© Clément St Rose (Photo d'illustration)© Clément St Rose (Photo d'illustration)

Le mois de Septembre est tristement connu pour un évènement qui a lieu chaque année dans la baie de Taiji au Japon : le massacre de centaines de dauphins dont quelques rescapés sont vendus dans des parcs marins. La plupart des cétacés sont tués pour leur viande..

Marineland et sa Fondation sont à ce sujet régulièrement interpelés par des gens qui ont vu, entre autres, le documentaire « The Cove, la baie de la honte », et qui assimilent l’existence de Marineland à ces pratiques.

Les dauphins de Marineland

Il est donc utile de préciser que cette pratique, totalement archaïque pour ne pas dire barbare, n’est absolument pas cautionnée par Marineland.

Les dauphins de Marineland qui ont peuplé le parc à l’origine, ont été prélevés à une époque où la loi réglementait les captures, et aucun cétacé du parc (orques comme dauphins) ne vient du Japon. Les dauphins proviennent de Floride et les orques d’Islande.

Une réglementation internationale respectée en Europe

La réglementation a évolué avec le temps, et aujourd’hui en France, il est formellement interdit de capturer, tuer ou vendre les dauphins qui sont des espèces protégées (Convention de Washington ou CITES), et c’est bien sûr respecté à Marineland.

Les dauphins se reproduisent dans le parc depuis 3 générations, et les orques font de même depuis 2 générations.

De plus, les animaux des parcs zoologiques en Europe sont contrôlés et répertoriés auprès des autorités compétentes,et Marineland accueillant un grand nombre d’espèces protégées, est en relation étroite avec tous les organismes de contrôles régionaux, nationaux et internationaux.* En Europe, la réglementation est même plus draconienne que dans le reste du monde, puisque tous les cétacés sont classés en Annexe I (le degré de protection le plus élevé).

Il est totalement illusoire de penser que l’on peut faire entrer un cétacé sur le territoire français en échappant à ces organismes de surveillance, et c’est une très bonne chose pour toutes les espèces menacées dans leur environnement naturel.

Marineland fait partie de EAAM (European Association for Aquatic mammals), qui s'est clairement opposé** aux pratiques de Taiji dans une déclaration signée à Antibes en 2007, et ceci bien avant que l'opinion publique prenne connaissance du documentaire The Cove (qui date de 2009).

Ne pas se tromper de cible

Les trafics d’animaux et les pratiques telles que le massacre de Taiji existent malheureusement à différents endroits de la planète, et défient les lois sous le prétexte souvent invoqué, qu’il s’agit d’une pratique culturelle ancestrale. Ainsi, certains pays refusent de reconnaître les accords et réglementations votés pourtant au niveau international. C’est dans ces états que le commerce de dauphins a lieu. Le Japon (encore lui) persiste à chasser la baleine malgré les résolutions de la Commission Baleinière Internationale, sous le prétexte de mener des missions scientifiques. C’est pourquoi il est primordial de savoir identifier les véritables dangers qui touchent les espèces, sans céder à la facilité en pointant du doigt le parc animalier le plus proche de chez soi.

Pour agir, des commissions regroupant des experts du monde entier sont créées pour analyser chaque sujet, voter des lois et mettre en place un système de surveillance (la chasse commerciale des cétacés, les espèces migratrices, les espèces sauvages menacées etc.), mais ces lois ne sont pas suffisantes pour éviter la destruction de la biodiversité. Si les citoyens veulent se préoccuper de la protection du monde vivant, il faut aussi s’intéresser au mazoutage des manchots en Amérique du Sud, à la famine des ours polaires due au réchauffement climatique (et à nos comportements de consommateurs), au commerce des ailerons de requins et des écailles de tortues, aux prises accidentelles de tous les grands animaux marins dans les filets maillants dérivants de la pêche industrielle (cétacés, tortues marines)…. La liste de ces fléaux est interminable mais elle est moins connue car malheureusement moins médiatique que jamais...

© Jan Will© Jan Will

Les parcs contribuent à la préservation des animaux dans leur milieu naturel

Les menaces qui touchent le monde animal sont souvent sans visage ou à l’échelle industrielle, et les parcs zoologiques qui pratiquent l’éthique d’aujourd’hui sont de véritables atouts pour la cause animale et le milieu naturel. En créant un centre de recherche scientifique et une Fondation, Marineland met des moyens concrets au service de la conservation du monde marin depuis de nombreuses années. Sa première association RIMMO, fait partie des organismes qui ont contribué à créer par exemple le sanctuaire Pelagos en Méditerranée, pour la protection des cétacés.

Sauvetage d'une tortue marine par MarinelandSauvetage d'une tortue marine par Marineland

* Quelques unes des réglementations de contrôle :Commission baleinière Internationale, Convention de Washington, Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices, Convention de Berne, Accord du Sanctuaire Pelagos etc.

**http://www.eaam.org/organisation/statements-and-guidelines/statement-on-the-japanese-drive-fisheries/

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