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Bilan des tortues échouées en 2015
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Les échouages de tortues marines en 2015

 

 

2015 est une année particulière en termes d’échouages signalés sur nos côtes.
Sur les départements du Var et des Alpes-Maritimes, 6 échouages de tortues marines ont été signalées à la Fondation Marineland, alors que les années précédentes n’étaient marquées que par une ou deux alertes.
Est-ce que les animaux échoués sont plus nombreux, ou est-ce que les gens sont plus sensibilisés à réagir quand ils rencontrent une dépouille de tortue, la question reste posée.

Autre singularité : tous les appels ont eu lieu entre le 2 Juin et le 9 Juillet, donc sur une période estivale très courte.

Les tortues échouées en quelques chiffres :

- 4 d’entre elles ont été trouvées sur les côtes des Alpes-Maritimes : Eze, Lérins, Cannes et Golfe Juan. Les 2 autres dans le Var : Ste Maxime et Port Cros.
- Toutes les tortues étaient des tortues Caouanne, Caretta caretta, l’espèce la plus commune dans notre région.
- Il s’agissait d’animaux pesant entre 34 et 46kg, à l’exception d’une petite de 7.5kg.

Que se passe-t-il quand on signale le corps d’une tortue échouée ?

Dès réception d’un appel (06 16 86 26 86), la Fondation met en place la logistique suivante: avec la participation de la SNSM (Société Nationale des Sauveteurs en Mer), ou des Pompiers (brigade animalière), l’animal est rapatrié au laboratoire départemental vétérinaire de Sophia Antipolis.

Le laboratoire met une salle d’autopsie à disposition, et un agent départemental participe à l’intervention et à la rédaction du rapport d’autopsie.
Pour chaque échouage, une fiche est remplie pour récapituler les circonstances de l’observation, l’identité de l’observateur, et les premières descriptions physiques de l’animal. Un rapport sur le contenu digestif de l’animal est aussi rédigé.
Ces différents rapports sont ensuite transmis au RTMMF (Réseau des Tortues Marines de Méditerranée Française) qui collecte au niveau national les données sur les échouages de tortues marines.

Pourquoi une autopsie ?

Pratiquer une autopsie dans les meilleurs délais est très important pour obtenir des informations les plus précises possibles sur la cause de la mort de l’animal.
Les contenus du système digestif sont prélevés: pesés, mesurés, dénombrés et classifiés, ils permettent d’identifier la présence éventuelle de déchets et leur impact sur l’animal .
Ces résultats collectés enrichissent la base de données des programmes de surveillance mis en place et coordonnées par les AMP (Aires Marines Protégées).

Que nous disent les contenus de l’estomac et des intestins d’une tortue ?

Ces autopsies permettent également de contribuer à une étude européenne sur les contenus digestifs des tortues marines. En effet, la tortue marine est aujourd’hui reconnue comme un indicateur de son milieu à 2 titres :
- Elle est un indicateur de la diversité biologique du milieu.
- Elle est un indicateur de l’état écologique du milieu : elle donne une indication sur le niveau de pollution du milieu marin en fonction de ce qu’elle a ingéré.
D’autres prélèvements cutanés et osseux vont permettre d’enrichir une étude sur la génétique des populations (d’où est originaire cette tortue ?).

Qu’a-t-on trouvé sur ces 6 tortues échouées ?

Toutes les tortues analysées avaient ingéré des déchets plastiques de différentes tailles. La plus petite des tortues est vraisemblablement morte d’une occlusion intestinale due à cette ingestion de plastique.

Parmi les déchets récoltés, on a identifié une pièce d’engrenage, un emballage de biscuit, des bouchons de bouteille, des filtres à cigarettes, de la laine, du fil de pêche, des gobelets en plastique et de l’aluminium. Les échantillons de nourriture regroupaient des morceaux d’oursins, de corail, de nacre, de crabe, de coquillage, de crustacé, de cnidaire et de posidonie.

On a aussi remarqué que la majorité des éléments ingérés étaient de couleur blanche (59% des cas). Pour les autres animaux, les causes de la mort sont variables : la plus grosse a été victime d’une
collision avec une hélice de bateau, celle de 34kg présentait des symptômes infectieux importants. Pour les autres, l’état du corps ne permettait pas de déterminer la cause de la mort.

Présence d’un « locataire » sur une tortue :

Sur la tortue retrouvée à Golfe Juan, on a découvert un couple de crabes: le crabe de Christophe Colomb ou encore appelé crabe de la mer des Sargasses. Il vit en océan atlantique et en Méditerranée sur les supports flottants qu’il rencontre en pleine mer (coques de navire, troncs d’arbre, algues), mais il trouve aussi refuge sur les tortues marines, en particulier sur Caretta caretta. Il loge à la base de la queue de la tortue et se nourrit des restes de nourriture et des déjections de l’animal qui lui assure ainsi « le gîte et le couvert ».

Un grand merci

A tous ceux qui, encore cette saison, ont collaboré activement à la préservation des tortues marines en signalant un animal ou en participant à l’intervention :
Caporal Emmanuel Rocq (Pompiers)
Madame Chantal Bedout-Rombi et la SNSM
Monsieur Beauverger Bruno (Brigade Nautique des Issambres)
Thomas Abiven , et le Parc Naturel de Port Cros
Pierre Emmanuel de Golfe Juan
Le labo départemental vétérinaire
Les pêcheurs
La SNSM
Les pompiers (Brigade animalière du 06)
La brigade nautique



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